Et si on pouvait extraire de l’or « vert » ?

Au sud-ouest de la Colombie, Luis Americo Mosquera, 52 ans, reproduit des gestes appris de génération en génération depuis des siècles. Ces techniques ancestrales permettent de séparer l’or des alluvions grâce à une mixture de plantes. C’est le premier or «écologique». Cette pratique respectueuse de l’environnement a séduit une ONG colombienne, « Oro verde », qui en association avec les habitants a crée un label permettant aux familles qui la choisissent d’obtenir un prix dépassant de 2% celui du marché. La pratique tranche avec celle encouragée ailleurs par la nouvelle fièvre de l’or qui s’est emparée de la Colombie, alimentée par la flambée des cours du métal jaune. Dès qu’un filon est connu, des entrepreneurs sans scrupules, parfois financés par des groupes armés illégaux, apparaissent avec des dizaines de «retro-excavatrices». Ces machines retournent la terre et détournent le cours des rivières, avant d’utiliser ensuite, sans précaution, du mercure pour séparer l’or des alluvions.